Plus tôt cette semaine, Donald Trump faisait encore parler de lui pour les mauvaises raisons.

En effet, le président des États-Unis a déclenché la plus grande élimination des zones protégées de son pays, prétextant rendre ainsi l’accès aux Américains à leurs terres publiques. Il a donc réduit au total de deux millions d’acres les zones de protections accordées par ses prédécesseurs.

Mais deux millions d’acres c’est combien ?

Deux millions d’acres équivalent à 8093.712 Km2. À titre de comparaison, la ville de Montréal fait 431,5 km2. Le président Trump à donc éliminé l’équivalent de près de 19 fois la ville de Montréal en terre protégée. Au total, c’est plus de 100 000 sites archéologiques, ainsi que des terres considérées comme sacrées par les Indiens d’Amérique qui risquent maintenant d’être détruits par l’exploitation minière et pétrolière.

Des dizaines d’organismes portent plainte

Le Sierra Club, la Wilderness Society et plusieurs autres organisations de protection de l’environnement ont immédiatement porté plainte contre Trump devant un tribunal de la capitale fédérale de Washington. Ils l’accusent notamment de vouloir piller les ressources au mépris total de la protection environnementale et du patrimoine.

L’industrie du plein air s’en mêle

Des géants de l’industrie du plein air se mobilisent devant ce geste qu’ils qualifient d’un affront à la planète terre. Patagonia, bien connu pour ses vêtements d’extérieurs, a d'ailleurs modifié la page d’accueil de son site web, on l’ont peut désormais y lire le message : The president stole your land. D’autres marques connues emboitent le bas et c’est le cas de The North Face qui a offert un don de 100 000 $ à la campagne de sociofinancement qui vise la création d’un centre pour les visiteurs à Bears Ears, l’une des zones protégées menacées. D’autres marques connues comme Arc’teryx et Keen & Cie ont emboité le pas et se sont mobilisés contre le président Trump.

La Vie Sportive ne peut que saluer l’initiative de ces compagnies et admirer l’esprit de solidarité qui unit les amateurs de plein air, lorsque l’on menace de toucher à leur planète terre.